mardi 31 mars 2015

Le Retour avec un grand R

Une fois de plus un voyage s'achève. Nous sommes sur le retour. Le retour vers chez nous bien sûr mais surtout le retour sur l'expérience du voyage. Au-delà de ce que j'ai vu, au-delà de ce que j'ai appris sur les autres il y a toute la dimension de ce que chaque aventure permet d'apprendre sur soi même. 
Le vol de retour est le moment idéal pour cette introspection.  Pour se questionner et se demander pourquoi voyager?
Pourquoi se taper toute la préparation, les recherches pour se concocter un itinéraire, pour faire les réservations?
Pourquoi partir vers le moins connu, le jamais vu?
Pourquoi quitter mon confort quotidien?
Pourquoi se mettre en desiquîibre?
Pourquoi  prendre des risques parfois?
Pourquoi se ridiculiser souvent?
Pourquoi à 35 000 pieds d'altitude être déjà en train de rêver à une destination prochaine?
Pourquoi,,, pourquoi?

J'aime tellement ces moments ou je pense aux endroits où nous pourrions aller. 
J'aime tellement ces heures passées sur Internet a faire des recherches 
J'aime tellement lorsque je reçois par la poste des brochures touristiques commandées dans les offices de la destination explorée 
J'aime tellement cette pile de guides de voyage empruntée à la Grande Bibliothèque Nationale. 
J'aime tellement les feuilleter, extraire des notes, m'inspirer des suggestions 
J'aime tellement quand après plusieurs semaines de lecture je crois commencer à comprendre le pays. 
J'aime tellement quand je réalise qu'il n'en n'est rien. 
J'aime tellement quand Pauline me surprend en m'apprenant plus que toute mes lectures par sa perspicacité à identifier les lieux qui feront du voyage une grande aventure
J'aime tellement lorsqu'elle accepte les propositions faites... et les enrichis de ces propres recherches. 
J'aime tellement quand je suis certain d'avoir trouvé le deal du siècle pour les billets d'avion. 
J'aime tellement quand le lendemain je trouve une meilleure offre. 
J'aime tellement voir la valise se préparer. J'aime tellement être certain qu'on oublie d'y mettre quelques chose. 
J'aime tellement le temps d'attente pour le départ. 
J'aime tellement débarquer dans un nouvel aéroport. 
J'aime tellement sentir l'air d'un nouveau lieu. 
J'aime tellement découvrir. 
J'aime tellement goûter des nouvelles saveurs qui me surprennent. 
J'aime tellement quand je suis certain de la direction à suivre et que Pauline m'indique l'opposé... et qu'elle a raison. 
J'aime tellement ne pas connaître la langue du pays et communiquer quand même. 
J'aime aussi les monuments, les paysages. 
J'aime tellement avoir l'impression de mieux connaître les gens. 

J'aime tellement partir en voyage parce que  je Crois au Retour. 
Qui partirait autrement?

A ceux qui vont lire ce texte  je vous invite à vous interroger vous aussi sur le sens du voyage que nous faisons tous et chacun a chaque jour de la vie. 

Si le cœur vous en dit, lorsque nous nous reverrons nous pourrons parler ensemble de ce grand Retour avec un grand R,  

En cette semaine sainte, a l'approche de Pâques, joyeuses réflexions et meilleurs souhaits a tous. 

Histoire d'un presque vol

Lundi 30 mars nous quittons Molokai vers 13h00 comme prévu.
Selon notre itinéraire nous avons un premier escale de deux heures  à Honolulu suivit d'un transfert rapide, à peine 59 minutes, entre le vol arrivant à Chicago et celui qui repart vers Montréal. 
Mais voilà le vol au départ d'Honolulu est retardé d'au moins deux heures 
Si lors de notre départ de Montréal il a été possible de récupérer le retard cette fois-ci ça sera impossible. 
L'agent de la compagnie United Airlines au comptoir de Honolulu nous rassure. Notre vol de correspondance à Chicago a été redirigé sur un vol directe de Air Canada pour 10h10. 
Nous aurons le temps de prendre un petit- déjeuner avant de monter à bord. Nous serons à Montréal a peine deux heures plus tard qu'initialement programmé.   
Y a pas de soucis! dirait un Français.

Au comptoir de United a Chicago l'histoire a changé. C'est plutôt avec un vol avec escale à New York que la préposé veut nous rediriger. Nous arriverions tard en fin de journée à Montréal. 

Dans ces situations il faut garder son calme, rester poli mais ferme.  Si nous avons vaincu l'adversité de Palmer notre Warrior Hawaien je ne vois pas pourquoi nous ne vainquerions pas une paisible agente du service à la clientèle.

Nous insistons. Elle consulte son superviseur.

Elle nous émettra finalement les billets sur le vol d'Air Canada.

C'est alors que nous comprenons sa réticence  première. Le prix régulier de l'aller simple Chicago pour Montréal est presque le même que le prix total du billet aller retour Montréal a Molokai acheté en pré-vente par l'intermediaire de Expedia.   C'est presque qu'un vol.

Il est13h30, les bagages sont récupérés, nous roulons vers la maison. 

Tout est bien qui finit bien. 

dimanche 29 mars 2015

Le vrai visage Hawaïen

Dimanche 29 mars c'est la dernière journée complète de ce voyage. Demain à 13h20 nous quitterons l'île. 

Dans l'immédiat profitons du moment présent.  Dans une version Hawaïenne des recettes pompettes, en suivant une recette inspirée par Pauline, j'execute en compagnie de Claire une delicieuse casserole inspiré du "touski".  Surprenant et delicieux.  Si une photo vaut mille mots je vous laisse le soin de porter votre jugement en consultant l'album du voyage.

Puis detente sur le bord et dans la piscine.

Le seul projet de planifié pour cette journée est d'essayer la pizzeria de Kaunakakai pour le repas du soir. 
Selon certaines informations glannées sur Internet il s'agirait semble-t-îl de la meilleure pizza de tout l'archipel. 
Mais si je me fie à ce que j'ai goûté de la cuisine locale être le meilleur ici n'est pas assurément un gage d'être bon. 
Ceux qui suivent mes récits de voyage savent que la découverte et l'expérimentation des différences culinaires des pays que je visite m' intéresse beaucoup. Ici à Hawaï la bouffe n'a rien d'intéressant. C'est ailleurs que la magie opère. 

La culture Hawaïenne , les traditions ancestrales, l'âme que ce peuple reconquiert sont si riches et pleins de saveurs que la cuisine peut être reléguée au second, même mieux au dernier plan bien après la beauté naturelle de ce territoire. Ce sont ces gens des premières nations la vraie richesse, la vraie beauté. 

Durant mon séjour je crois avoir réussi à accéder un peu à la compréhension de ces personnes. 

Il faut mettre en retrait nos préjugés face aux nations autochtones pour se laisser atteindre. Il faut leur parler, Il faut les écouter. Et là une lueur surgît. Un peuple fier qui a vécu l'oppression apparait. Au-delà des images de cartes postales le vrai visage d'Hawai se laisse approcher.  

Des gens qui luttent pour conserver leurs traditions. Pour préserver leur terres. 

Au-delà de la méfiance qu'inspire les militants à l'allure de Warriors il y a une communauté qui s'est fait dépouiller de ses terres et de sa culture dans un passé pas si lointain.  Leur vigilance est une question de survie.

C'est a travers la genereuse discussion avec une dame d'au moins 80 ans qui a travaillé comme servante pour la grande famille des Cook a qui on interdisait de parler Hawaïen comme pour tous les autres serviteurs qui nous explique qu'elle ne connait plus la langue comme plusieurs personnes de sa generation.  C'est cette même arriere grand mère qui nous explique toute la fierté qu'elle a maintenant que l'apprentissage et l'usage de la langue de ses ancetres est maintenant intégré au programme scolaire et que la majorité de la nouvelle génération maitrise.

C'est en voyant les familles reunies sur les plages avec leur nombreux enfants jouer avec leur père qui semble s' y fier de sa marmaille.  De ces mères qui discutent ensembles en gardant un oeil vigilant sur leur troupeau. 

C'est par le partage par le guide qui conduit notre randonnée dans la Vallée d'Halawa, de ses connaissances de la nature luxuriante et de l'utilisation des éléments de la forêt par ses ancêtres. C'est en nous conduisant vers les vestiges des sites religieux, du lieux réserver aux femmes pour libérer la vie, des autels, de la chute sacrée et de son étang. C'est en s'y baignant avec l'autorisation du dieu serpent qui accepte l'offrande en laissant flotter à la surface une feuille qui y est déposée par le guide. 

C'est par le salut de la main des conducteurs de pick-up que nous rencontrons, non pas parce qu'ils nous connaissent mais parce qu'il reconnaissance le vieux Toyata tercel 2004  de Amanda, la proprietaire de la compagnie de location locale et non pas des gens qui auraient louer de la multinationale Alamo rent a car.

C'est dans la confrontation agressive de Palmer, le Warrior, vite desarmorcée après une brève discussion et par sa reconnaissance implicite qu'il etait dans l'erreur et nous accepte, nous respecte en nous tendant volontairement une sincère poignée de main.

C'est par cette sympathique prestation musicale du vendredi à l'hôtel Molokai ou les joueurs de Yukulele se réunissent pour interpréter des airs du folklore locale. C'est lorsque l'on reconnaît le visage de ces perpétuateurs des traditions présents au marché du samedi et dans les vidéos d'archives des luttes menees contre l'envahissement des promoteurs immobiliers étrangers sur leur terres. 

C'est par l'esprit communautaire et fraternelle de toutes ces familles reunies qui règne dans les célébrations en l'honneur du Prince Kunio.

C'est en regardant vivre ces gens pour qui l'être est mille fois plus important que le paraître. 

Tout ceci etant dit en acceptant le fait que tout n'est pas blanc, tout n'est pas noir.  Qu'il y a et aura toujours une minorité parmi les minorités majoritaire pour ternir l'image de l'ensemble et profiter du système. 

Mon sejour a Hawaï est des plus satisfaisant.  J'ai l'impression d'avoir acquis une meilleur aptitude a comprendre les autres.

Par contre j'ai gardé ma tête de cochon qui aime bien avoir raison.  Rome ne s' est pas construit en un jour apres tout.



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Ho'okupu

Le  Ho'okupu est une offrande fait a une divinité, a un defunt,  a une cause noble.
En ce samedi 28 mars j'introduis ainsi  mon recit du jour parce que j'avais omis de decrire la cérémonie le jour de notre visite culturelle dans la Vallée d'Halawa ou Claire offrait un Ho'okupu.   Peut-etre pour un autre motif ... qui sait.

Premiere arret au marché du samedi de Kaunakakai.   Il y encore plus de vendeurs, plus de produits, plus d'animation que la semaine precedente. 
Un homme offre des noix de coco fraiches qu'il prépare avec sa machettes.  Une scene familière dans tous les destinations du sud mais quand même rafraîchissante,  aujourd'hui il fait chaud.

Puis nous nous rendons dans le village de Kualapuu ou il y a une fete communautaire pour celebrer la memoire du Prince Kunio.  Un autel en sa memoire est dressé devant sa photo.  Un Ho'okupu typique, une feuille de bananier nouée qui emballe une pierre de lave y a ete déposé.  La fete que j'esperais sympatique est plutôt essentiellement pour les gens de la communauté.  Nous ne sommes pas mal acceuillis mais pas vraiment a notre place dans cette fete.  Notre arret est bref.
De toute facon la destination principale du jour est Dixi Maru Beach.
La plage est belle, le sable acceuillant, les eaux de la baie pleines de poissons multicolores qui se laissent observer alors que nous effectuons notre sortie de snoorkeling.
Un peu de bronzage et retour dans les vagues pour se laisser glisser sur les planches de surf, moment agreable.
La journée tire a sa fin.  Mais avant de revenir pour souper un arret à la plage de Papohaku pour une mission speciale.  Cette plage, la plus grande de Hawaï est réputée pour etre dangereuse pour la baignade.  Les imprudents sont entrainés vers le large par de puissant courant et disparaissent à jamais.  C'est pour cette raison que nous nous retrouvons ici.  Non pas que nous souhaitons faire disparaître au large un des membres de notre voyage...quoique peut-etre suis-je imprudent en faisant cette affirmation,  je n'ai pas demandé l'avis aux autres avant d'ecrire cette phrase.
Nous avons donc une mission a accomplir.
Mettre a la mer une bouteille de verre que nous avons scellée et qui contient un message invitant celui qui la trouverait a nous contacter a un adresse courriel.  Un billet de un dollar US est bien en vue dans la bouteille pour attirer l'attention et l'intérêt de l'eventuel "decouvreur" 
Apres une breve cérémonie païenne Marc s' avance en bord de mer.  Il s' élance, il lance... au-dela de la deferlante.  La bouteille flotte, tangue, barbotte...oups une vague la repousse sur le rivage.  La mer n'est pas prěte a accepter ce corps étranger.
A mon tour maintenant.
Telle un lanceur du marteau Bulgare au jeux olympique je me concentre.  J'observe les mouvements de la mer, la frequence et l'intensité des vagues.  J'interiorise la cadence.  Je visualise la bouteille s' éloignant du rivage.  Toute mon energie est dirigée vers un seul objectif.  Je prends mon élan.  J'avance de quelques pas vers la puissante vague qui attaque la rive.  Je lance.  La vague me frappe.  Je tournoie.  Je perds un peu l'équilibre.   Je me sens tomber vers l'arriere.  Je me redresse.  Mes verres fumée ajustė a ma vue porté sur la tête suivent le mouvement inverse.  Tombe dans mon dos.  Tombe dans la masse d'eau se retirant de la rive entraînant dans sa fureur le Ho'okupu dû.  L'offrande involontaire est acceptée, la bouteille aussi nous quitte vers le large.
Qui sait dans quelques années,  voire peut-etre dans un autre vie, un courriel provenant d'un pays lointain annoncera qu'une bouteille mis a la mer a Hawaï en mars 2015 vient d'etre récupéré en même temps que la capture d'une pievre geantes portant d'etranges lunettes fumée.

Pourquoi ces histoires n'arrivent qu'à moi?

Sur le chemin du retour un arc-en-ciel traverse le ciel.  Heureux présage.  La journée a été magnifique encore une fois.  Le souper sera delicieux.

samedi 28 mars 2015

Les danseuses de Hula sont en villes

Vendredi 27 mars.  Comme depuis notre arrivée à Hawaï aujourd'hui le temps est beau. Un peu venteux mais pas trop. Un peu chaud mais pas trop. Un peu sec mais pas trop.
Ici le printemps est bien installé. 
La floraison des differente espèces est très présente. Les arbres se garnissent de plus en plus de leur nouveau feuillage vert tendre. 
L'idée que bientôt nous devrons revenir dans un climat moins clément m'effleure l'esprit. Je chasse rapidement ces idées noires. 
Nous profitons de l'avant-midi et du début de l'après-midi pour paresser à l'appartement et autour de la piscine.  
Soudain un spectacle de deux danseuses de Hula étrangère nous est offert dans la cour. Il  a un je ne sais quoi de pas tout à fait orthodoxe. Je ne saurais le décrire, seul la photo du moment peu rendre l'émotion étrange qui s'en dégage. 

Fin d'après-midi nous nous rendons au Thank God is Friday qui se tient de quatre à six à l'hôtel Molokai.  
Chaque vendredi un chanteur-guitariste locale accueille des joueurs de Yukulele pour une prestation d'airs Hawaïenne traditionnelle de Molokai et de quelques pièces populaire. Tous les joueurs de Yukulele de passages sur l'île sont bienvenues pour se joindre au groupe. 
L'atmosphère est bon enfant. Un membre du groupe, un homme d'une cinquantaine d'années exécute une danse  de Hula. A son origine, dans la tradition le Hula était dansé par les hommes.  En finale une "Wahine" accompagne d'un "Kane", son garçon d'environ 18 ans et d'une "Keki" sa fillette de 10 ans interprètent elles aussi un danse  de Hula avec grâce et générosité. 
Un bien sympathique spectacle que nous quittons non pas sans avoir saluer le patron de la place qui flash avec son allure de rockeur des années cinquante et ses grosses lunettes jaune fluo. Je me laisse prendre en photo à ses côtés alors même qu'il s'empresse d'effectuer une demande en mariage a Pauline en lui accrochant dans les cheveux une fleur de frangipanier fraîche. Tout un charmeur. 
A la sortie du bar quelques tables de vendeurs d'artisanats et de bijoux locaux.  Je n'entends pas laisser le Patrick Zabé  de service briser mon mariage. J'offre à Pauline un très beau collier de perles nacrées. 
Retour pour un autre excellent souper et une soirée de repos mérité. 

jeudi 26 mars 2015

Le mouvement perpétuel

Molokai est souvent ignoré par les voyageurs qui viennent à Hawaï car ils craignent de s'y ennuyer.  En ce jeudi 26 mars nous avons déjà 11 journées pleines d'activités et de découvertes de passés sur l'île.  Pas de temps mort. Il faut presque s'imposer une discipline pour s'arrêter. Nous n'avons pas encore eu le temps de sortir nos raquettes de tennis malgré les deux beaux courts à notre disposition. 
Ce matin nous prenons la direction de Mo'omomi recreationnel park. C'est le seul lieu public qui donne accès à la rive ouest de l'île. La route pour s'y rendre se termine par un deux miles de chemin de terre battue d'un ton rouge tachant. Des ornières plus grandes que les nids de poules des rues de Montréal parsèment l'itinéraire. Nous débouchons sur une côte sauvage flagellée par les vents puissants venant du large et les immenses vagues qui roulent et se brisent dans un bruit de tonnerre. Leurs dernières larmes inondent le sable fin des deux plages que nous parcourerons  lors de notre marche en ces lieux. Ici la baignade relèverait du suicide pur et simple. Nous marchons à la limite des eaux qui envahi et se retire du rivage dans un cadence incessante. Il est très agréable de sentir l'eau venir envahir le sable sous nos pas et nous y faire enfoncer un peu en se retirant. Un mouvement de vas et vient appaissant que l'on souhaiterait qu'il dure pour longtemps. Souvenir d'un autre temps!
La nature qui se révèle à nous est si belle et grandiose que l'on peut comprendre l'affiche qui proclame le slogan "Our lands In Our hands ".  Par ailleurs il est facile de ne pas se sentir aussi bienvenue  qu'on le souhaiterait tant les affiches se réclamant de la terre aux locaux sont nombreux. Les organismes touristiques officielles affirment que Molokai est la terre de l'accueil et de l'hospitalité de sa population. La réalité que nous voyons nous confronte régulièrement à une attitude revendicatrice et querrierre perpétuelle. 
Mais cela n'enlève rien à la beaté de l'île et a l'intérêt de la découvrir. 
Satisfait de notre promenade nous quittons le parc en direction du Molokai café. La machine a expresso est hors d'usage. Nous visitons un petit ensemble de boutiques qui se donne les allures de Factories alors qu'un seul commerce est ouvert, Chez Denise. Le magasin est très agréable et offre des articles de qualité. 
Nous y faisons l'achat de quelques souvenirs et cadeaux. 
Nous revenons vers l'appartement en faisant une halte à l'épicerie de Kaunakakai et une pause au Ice cream store Dave, la meilleure crème glacée d'Hawai. 



mercredi 25 mars 2015

L'Histoire d'un peuple! ... Our land...

Mercredi 25 mars c'est un peu moins tôt que les deux derniers matin que la journée debute. Ce n'est que pour neuf heure que nous avons rendez-vous avec Anakala Pilipo pour une randonnée culturelle vers la chute de la vallée d'Halawa. Le viel homme de 76 ans est née ici même dans cette luxuriante nature. Il a quitté son ile a l'age de 16 ans pour entreprendre une carrière dans les forces militaires.  Pendant sa carriere ses talents a favoriser le rapprochement des cultures différentes ont été mis à contribution. Aujourd'hui il se declare investi de la mission de transmettre la culture de sa communauté d' origine qui a ete decimée au fil du temps et des catastrophes naturelles.   Un tsunami a durement frappé le 1 avril 46 detruisant eglise, ecole, bureau de poste, presque toute la communauté.
De nombreuses revues et guides de voyages font état de son approche culturel du tourisme et du message de transmission de la connaissance ancestrale qu'il propage.
Son acceuil, au son émis par la conque, vêtu de ses vêtements traditionnelles et d'une couronne de feuillage vert sur la tête nous plonge rapidement dans l'esprit de cette première nation.
Nous le suivons sur un petit chemin de terre qui conduit à "son territoire", (Our land).  Il nous autorise a franchir une barrière portant plusieurs avis d'acces interdit.  A peine 100 pieds de marche, nous voyons un magnifique cerf d'environ 300 lbs arborant d'imposant bois qui s' enfuit dans le fourré. Il est suivi par une meute (app 10) pit-bull portant des colliers gps.  Ce sont ses chiens de chasse nous dit-il. Quelques autres pas sur le chemin et nous devons nous ecarter pour laisser passer un pick-up ou deux individus vêtus en habit camo se tiennent debout dans la boite.  A leur pied un cerf sanguignollant est étalé sur le plancher.  Ils sont fiers de leur capture.
Il n'y a aucun doute nous sommes en territoire d'une premiere nation.
C'est dans un petit patio attendant a sa maison qu'il nous raconte son histoire apres avoir completé l'acceuil par un don aux ancetres et une salutation de bienvenue s' apparrantant a un baiser esquimau.  Front contre front, nez contre nez noys acceuillons la vie en nous avec une grande inspiration.  C'est effectivement bien intéressant quoique nous decelons une legere tendance narcissique chez l'homme qui resume la vie de son peuple a l'importance du rôle qu'il a jouer tout au long de sa vie.  Il aborde d'ailleurs tres discrètement son implication dans un projet de développement immobilier d'un complexe touristique a l'allure de Las Vegas que les residents de l'ile ont rejeté avec vigueur.
Il faut croire que la perte de cette "job" qui devait etre payante l'a reconverti a l'ecotourisme remunerateur.
Cette perception que j'ai eu avec Pauline du personnage n'enleve rien à la qualité de l'expérience sauf qu'elle nous incite a la prudence avant de gober n'importe quelle histoire.
De toute facon c'est son gendre qui nous accompagne dans la randonnée en forêt de un mile et sept dixième aller simple jusqu'à la chute dont j'ai parlé il y a deux jours.
La forêt tropicale est d'une extrême beauté.   Notre guide interessant. Tantôt il nous explique la vegetation et son role pour l'humain, tantôt les vestiges de la communauté qui vivaient ici.  Là un muret de pierre ceinturant un autel ou les pêcheurs déposaient un offrande pour assurer le succès de leur saison, ici le site ou les femmes venaient accoucher au coeur d'un rocher en forme de vase, par là les pierres ceinturant la maison du chef de la communauté.
Tout est vraiment intéressant.
Apres avoir franchi deux rivieres et les huit mille neuf cent soixante seize pieds de sentier nous arrivons au site de la chute.  Plus de 500 pieds de haut, nous profitons d'une pause pour luncher et se baigner dans le bassin de 150 pieds de diametre a son pied.
Le retour de cette marche en sentier est tout aussi agreable et nous donne encore l'occasion de capter de mémorables photos.
Puis nous reprenons la route non pas sans s' arreter au mile 20, au lieu dit Murphy Beach, pour un peu de "Wading" c'est a dire une marche sur la plage les pieds dans l'eau deferlant sur le sable a la recherche de coraux et coquillages.
Décidément ce sejour Hawaïen est totalement agreable.