Robert et Pauline à Hawaï Marc et Claire aussi
mardi 31 mars 2015
Le Retour avec un grand R
Histoire d'un presque vol
dimanche 29 mars 2015
Le vrai visage Hawaïen
Ho'okupu
Le Ho'okupu est une offrande fait a une divinité, a un defunt, a une cause noble.
En ce samedi 28 mars j'introduis ainsi mon recit du jour parce que j'avais omis de decrire la cérémonie le jour de notre visite culturelle dans la Vallée d'Halawa ou Claire offrait un Ho'okupu. Peut-etre pour un autre motif ... qui sait.
Premiere arret au marché du samedi de Kaunakakai. Il y encore plus de vendeurs, plus de produits, plus d'animation que la semaine precedente.
Un homme offre des noix de coco fraiches qu'il prépare avec sa machettes. Une scene familière dans tous les destinations du sud mais quand même rafraîchissante, aujourd'hui il fait chaud.
Puis nous nous rendons dans le village de Kualapuu ou il y a une fete communautaire pour celebrer la memoire du Prince Kunio. Un autel en sa memoire est dressé devant sa photo. Un Ho'okupu typique, une feuille de bananier nouée qui emballe une pierre de lave y a ete déposé. La fete que j'esperais sympatique est plutôt essentiellement pour les gens de la communauté. Nous ne sommes pas mal acceuillis mais pas vraiment a notre place dans cette fete. Notre arret est bref.
De toute facon la destination principale du jour est Dixi Maru Beach.
La plage est belle, le sable acceuillant, les eaux de la baie pleines de poissons multicolores qui se laissent observer alors que nous effectuons notre sortie de snoorkeling.
Un peu de bronzage et retour dans les vagues pour se laisser glisser sur les planches de surf, moment agreable.
La journée tire a sa fin. Mais avant de revenir pour souper un arret à la plage de Papohaku pour une mission speciale. Cette plage, la plus grande de Hawaï est réputée pour etre dangereuse pour la baignade. Les imprudents sont entrainés vers le large par de puissant courant et disparaissent à jamais. C'est pour cette raison que nous nous retrouvons ici. Non pas que nous souhaitons faire disparaître au large un des membres de notre voyage...quoique peut-etre suis-je imprudent en faisant cette affirmation, je n'ai pas demandé l'avis aux autres avant d'ecrire cette phrase.
Nous avons donc une mission a accomplir.
Mettre a la mer une bouteille de verre que nous avons scellée et qui contient un message invitant celui qui la trouverait a nous contacter a un adresse courriel. Un billet de un dollar US est bien en vue dans la bouteille pour attirer l'attention et l'intérêt de l'eventuel "decouvreur"
Apres une breve cérémonie païenne Marc s' avance en bord de mer. Il s' élance, il lance... au-dela de la deferlante. La bouteille flotte, tangue, barbotte...oups une vague la repousse sur le rivage. La mer n'est pas prěte a accepter ce corps étranger.
A mon tour maintenant.
Telle un lanceur du marteau Bulgare au jeux olympique je me concentre. J'observe les mouvements de la mer, la frequence et l'intensité des vagues. J'interiorise la cadence. Je visualise la bouteille s' éloignant du rivage. Toute mon energie est dirigée vers un seul objectif. Je prends mon élan. J'avance de quelques pas vers la puissante vague qui attaque la rive. Je lance. La vague me frappe. Je tournoie. Je perds un peu l'équilibre. Je me sens tomber vers l'arriere. Je me redresse. Mes verres fumée ajustė a ma vue porté sur la tête suivent le mouvement inverse. Tombe dans mon dos. Tombe dans la masse d'eau se retirant de la rive entraînant dans sa fureur le Ho'okupu dû. L'offrande involontaire est acceptée, la bouteille aussi nous quitte vers le large.
Qui sait dans quelques années, voire peut-etre dans un autre vie, un courriel provenant d'un pays lointain annoncera qu'une bouteille mis a la mer a Hawaï en mars 2015 vient d'etre récupéré en même temps que la capture d'une pievre geantes portant d'etranges lunettes fumée.
Pourquoi ces histoires n'arrivent qu'à moi?
Sur le chemin du retour un arc-en-ciel traverse le ciel. Heureux présage. La journée a été magnifique encore une fois. Le souper sera delicieux.
samedi 28 mars 2015
Les danseuses de Hula sont en villes
jeudi 26 mars 2015
Le mouvement perpétuel
mercredi 25 mars 2015
L'Histoire d'un peuple! ... Our land...
Mercredi 25 mars c'est un peu moins tôt que les deux derniers matin que la journée debute. Ce n'est que pour neuf heure que nous avons rendez-vous avec Anakala Pilipo pour une randonnée culturelle vers la chute de la vallée d'Halawa. Le viel homme de 76 ans est née ici même dans cette luxuriante nature. Il a quitté son ile a l'age de 16 ans pour entreprendre une carrière dans les forces militaires. Pendant sa carriere ses talents a favoriser le rapprochement des cultures différentes ont été mis à contribution. Aujourd'hui il se declare investi de la mission de transmettre la culture de sa communauté d' origine qui a ete decimée au fil du temps et des catastrophes naturelles. Un tsunami a durement frappé le 1 avril 46 detruisant eglise, ecole, bureau de poste, presque toute la communauté.
De nombreuses revues et guides de voyages font état de son approche culturel du tourisme et du message de transmission de la connaissance ancestrale qu'il propage.
Son acceuil, au son émis par la conque, vêtu de ses vêtements traditionnelles et d'une couronne de feuillage vert sur la tête nous plonge rapidement dans l'esprit de cette première nation.
Nous le suivons sur un petit chemin de terre qui conduit à "son territoire", (Our land). Il nous autorise a franchir une barrière portant plusieurs avis d'acces interdit. A peine 100 pieds de marche, nous voyons un magnifique cerf d'environ 300 lbs arborant d'imposant bois qui s' enfuit dans le fourré. Il est suivi par une meute (app 10) pit-bull portant des colliers gps. Ce sont ses chiens de chasse nous dit-il. Quelques autres pas sur le chemin et nous devons nous ecarter pour laisser passer un pick-up ou deux individus vêtus en habit camo se tiennent debout dans la boite. A leur pied un cerf sanguignollant est étalé sur le plancher. Ils sont fiers de leur capture.
Il n'y a aucun doute nous sommes en territoire d'une premiere nation.
C'est dans un petit patio attendant a sa maison qu'il nous raconte son histoire apres avoir completé l'acceuil par un don aux ancetres et une salutation de bienvenue s' apparrantant a un baiser esquimau. Front contre front, nez contre nez noys acceuillons la vie en nous avec une grande inspiration. C'est effectivement bien intéressant quoique nous decelons une legere tendance narcissique chez l'homme qui resume la vie de son peuple a l'importance du rôle qu'il a jouer tout au long de sa vie. Il aborde d'ailleurs tres discrètement son implication dans un projet de développement immobilier d'un complexe touristique a l'allure de Las Vegas que les residents de l'ile ont rejeté avec vigueur.
Il faut croire que la perte de cette "job" qui devait etre payante l'a reconverti a l'ecotourisme remunerateur.
Cette perception que j'ai eu avec Pauline du personnage n'enleve rien à la qualité de l'expérience sauf qu'elle nous incite a la prudence avant de gober n'importe quelle histoire.
De toute facon c'est son gendre qui nous accompagne dans la randonnée en forêt de un mile et sept dixième aller simple jusqu'à la chute dont j'ai parlé il y a deux jours.
La forêt tropicale est d'une extrême beauté. Notre guide interessant. Tantôt il nous explique la vegetation et son role pour l'humain, tantôt les vestiges de la communauté qui vivaient ici. Là un muret de pierre ceinturant un autel ou les pêcheurs déposaient un offrande pour assurer le succès de leur saison, ici le site ou les femmes venaient accoucher au coeur d'un rocher en forme de vase, par là les pierres ceinturant la maison du chef de la communauté.
Tout est vraiment intéressant.
Apres avoir franchi deux rivieres et les huit mille neuf cent soixante seize pieds de sentier nous arrivons au site de la chute. Plus de 500 pieds de haut, nous profitons d'une pause pour luncher et se baigner dans le bassin de 150 pieds de diametre a son pied.
Le retour de cette marche en sentier est tout aussi agreable et nous donne encore l'occasion de capter de mémorables photos.
Puis nous reprenons la route non pas sans s' arreter au mile 20, au lieu dit Murphy Beach, pour un peu de "Wading" c'est a dire une marche sur la plage les pieds dans l'eau deferlant sur le sable a la recherche de coraux et coquillages.
Décidément ce sejour Hawaïen est totalement agreable.