mardi 24 mars 2015

Kalaupapa

Lundi matin le 23 le réveil est tôt. Ce matin nous nous rendons à Kalaupapa. La visite guidé débuté à dix heure sauf que Kalaupapa est une station de quarantaine isolée du reste de l'île par des falaises infranchissables qui se jettent dans la mer. Le bateau ou l'avion sont des options pour atteindre le lieu. L'autre voie pour y accéder est un sentier. D'une longueur de trois milles et un huitième il débute à mille six cent soixante quatre pieds d'altitude pour serpenter dans une série de vingt six virages en épingles taillés dans le flanc de la Pâli, c'est le mot utilisé par les habitants locaux pour désigner la falaise qui retranche ce lieu dans un "autre monde". Les nombreuses indications bien en vue avant le départ qui avise que marcher ce sentier " is extremly strenious " et que seul les randonneurs aguerris devraient s'y engager ne  nous décourage pas.  Pas plus la réalité que la plupart des gens qui font ce sentier l'emprunte à dos de mules dans le cadre d'une randonnée accompagnée.
C'est donc avec détermination, courage, et un peu d'insouciance qu'à sept heure du matin nous nous engageons dans la descente. Le paysage. Qui s'ouvre tantôt sur la mer, tantôt sur la péninsule, a l'occasion sur là falaise alors que les nombreux méandres nous exposent une fois a l'est, une fois a l'ouest dans une multitude de virage et contre-virage. 
Deux heures quinze minutes après notre départ nous atteignons la mer, altitude zéro. 

Nous sommes heureux de l'effort. 
Comme prévu le guide locale arrive pour dix heures. C'est à bord d'un vieux bus d'écoliers datant de 1983 que l'intructive visite se déroule. Ce lieu où les hawaïen et hawaïenne atteint de la lèpre venaient la plupart du temps pour mourrir dans l'abandon est magnifique. Quel paradoxe!
Si l'histoire de cette communauté de quarantaine suscite un certain intérêt pour vous je vous suggère fortement de lire le roman intitulé "Molokai".  Une histoire passionnante et rempli d'humanité qui prend ici en ce lieu forme et vie...

Visite captivante qui se termine vers deux heure et quart. Je ne sais pas si vous vous y avez pensé mais nous oui... Il est maintenant temps de passer de l'altitude zéro a l'altitude mille six cent soixante quatre.
C'est parti.  Un pas après l'autre, quelques pauses, des enjambées un peu allongées a l'occasion pour éviter les bouses que les mulets qui nous ont précédés n'ont pas hesité à laisser derrière leurs passages c'est deux heures trente plus tard que nous atteignons fièrement le sommet. 
Ce soir le sommeil viendra rapidement 

1 commentaire:

  1. Disons que le parcours pour se rendre à Grosse Île est moins spectaculaire et certainement moins exténuant ! Dormez bien !

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