mardi 31 mars 2015

Le Retour avec un grand R

Une fois de plus un voyage s'achève. Nous sommes sur le retour. Le retour vers chez nous bien sûr mais surtout le retour sur l'expérience du voyage. Au-delà de ce que j'ai vu, au-delà de ce que j'ai appris sur les autres il y a toute la dimension de ce que chaque aventure permet d'apprendre sur soi même. 
Le vol de retour est le moment idéal pour cette introspection.  Pour se questionner et se demander pourquoi voyager?
Pourquoi se taper toute la préparation, les recherches pour se concocter un itinéraire, pour faire les réservations?
Pourquoi partir vers le moins connu, le jamais vu?
Pourquoi quitter mon confort quotidien?
Pourquoi se mettre en desiquîibre?
Pourquoi  prendre des risques parfois?
Pourquoi se ridiculiser souvent?
Pourquoi à 35 000 pieds d'altitude être déjà en train de rêver à une destination prochaine?
Pourquoi,,, pourquoi?

J'aime tellement ces moments ou je pense aux endroits où nous pourrions aller. 
J'aime tellement ces heures passées sur Internet a faire des recherches 
J'aime tellement lorsque je reçois par la poste des brochures touristiques commandées dans les offices de la destination explorée 
J'aime tellement cette pile de guides de voyage empruntée à la Grande Bibliothèque Nationale. 
J'aime tellement les feuilleter, extraire des notes, m'inspirer des suggestions 
J'aime tellement quand après plusieurs semaines de lecture je crois commencer à comprendre le pays. 
J'aime tellement quand je réalise qu'il n'en n'est rien. 
J'aime tellement quand Pauline me surprend en m'apprenant plus que toute mes lectures par sa perspicacité à identifier les lieux qui feront du voyage une grande aventure
J'aime tellement lorsqu'elle accepte les propositions faites... et les enrichis de ces propres recherches. 
J'aime tellement quand je suis certain d'avoir trouvé le deal du siècle pour les billets d'avion. 
J'aime tellement quand le lendemain je trouve une meilleure offre. 
J'aime tellement voir la valise se préparer. J'aime tellement être certain qu'on oublie d'y mettre quelques chose. 
J'aime tellement le temps d'attente pour le départ. 
J'aime tellement débarquer dans un nouvel aéroport. 
J'aime tellement sentir l'air d'un nouveau lieu. 
J'aime tellement découvrir. 
J'aime tellement goûter des nouvelles saveurs qui me surprennent. 
J'aime tellement quand je suis certain de la direction à suivre et que Pauline m'indique l'opposé... et qu'elle a raison. 
J'aime tellement ne pas connaître la langue du pays et communiquer quand même. 
J'aime aussi les monuments, les paysages. 
J'aime tellement avoir l'impression de mieux connaître les gens. 

J'aime tellement partir en voyage parce que  je Crois au Retour. 
Qui partirait autrement?

A ceux qui vont lire ce texte  je vous invite à vous interroger vous aussi sur le sens du voyage que nous faisons tous et chacun a chaque jour de la vie. 

Si le cœur vous en dit, lorsque nous nous reverrons nous pourrons parler ensemble de ce grand Retour avec un grand R,  

En cette semaine sainte, a l'approche de Pâques, joyeuses réflexions et meilleurs souhaits a tous. 

Histoire d'un presque vol

Lundi 30 mars nous quittons Molokai vers 13h00 comme prévu.
Selon notre itinéraire nous avons un premier escale de deux heures  à Honolulu suivit d'un transfert rapide, à peine 59 minutes, entre le vol arrivant à Chicago et celui qui repart vers Montréal. 
Mais voilà le vol au départ d'Honolulu est retardé d'au moins deux heures 
Si lors de notre départ de Montréal il a été possible de récupérer le retard cette fois-ci ça sera impossible. 
L'agent de la compagnie United Airlines au comptoir de Honolulu nous rassure. Notre vol de correspondance à Chicago a été redirigé sur un vol directe de Air Canada pour 10h10. 
Nous aurons le temps de prendre un petit- déjeuner avant de monter à bord. Nous serons à Montréal a peine deux heures plus tard qu'initialement programmé.   
Y a pas de soucis! dirait un Français.

Au comptoir de United a Chicago l'histoire a changé. C'est plutôt avec un vol avec escale à New York que la préposé veut nous rediriger. Nous arriverions tard en fin de journée à Montréal. 

Dans ces situations il faut garder son calme, rester poli mais ferme.  Si nous avons vaincu l'adversité de Palmer notre Warrior Hawaien je ne vois pas pourquoi nous ne vainquerions pas une paisible agente du service à la clientèle.

Nous insistons. Elle consulte son superviseur.

Elle nous émettra finalement les billets sur le vol d'Air Canada.

C'est alors que nous comprenons sa réticence  première. Le prix régulier de l'aller simple Chicago pour Montréal est presque le même que le prix total du billet aller retour Montréal a Molokai acheté en pré-vente par l'intermediaire de Expedia.   C'est presque qu'un vol.

Il est13h30, les bagages sont récupérés, nous roulons vers la maison. 

Tout est bien qui finit bien. 

dimanche 29 mars 2015

Le vrai visage Hawaïen

Dimanche 29 mars c'est la dernière journée complète de ce voyage. Demain à 13h20 nous quitterons l'île. 

Dans l'immédiat profitons du moment présent.  Dans une version Hawaïenne des recettes pompettes, en suivant une recette inspirée par Pauline, j'execute en compagnie de Claire une delicieuse casserole inspiré du "touski".  Surprenant et delicieux.  Si une photo vaut mille mots je vous laisse le soin de porter votre jugement en consultant l'album du voyage.

Puis detente sur le bord et dans la piscine.

Le seul projet de planifié pour cette journée est d'essayer la pizzeria de Kaunakakai pour le repas du soir. 
Selon certaines informations glannées sur Internet il s'agirait semble-t-îl de la meilleure pizza de tout l'archipel. 
Mais si je me fie à ce que j'ai goûté de la cuisine locale être le meilleur ici n'est pas assurément un gage d'être bon. 
Ceux qui suivent mes récits de voyage savent que la découverte et l'expérimentation des différences culinaires des pays que je visite m' intéresse beaucoup. Ici à Hawaï la bouffe n'a rien d'intéressant. C'est ailleurs que la magie opère. 

La culture Hawaïenne , les traditions ancestrales, l'âme que ce peuple reconquiert sont si riches et pleins de saveurs que la cuisine peut être reléguée au second, même mieux au dernier plan bien après la beauté naturelle de ce territoire. Ce sont ces gens des premières nations la vraie richesse, la vraie beauté. 

Durant mon séjour je crois avoir réussi à accéder un peu à la compréhension de ces personnes. 

Il faut mettre en retrait nos préjugés face aux nations autochtones pour se laisser atteindre. Il faut leur parler, Il faut les écouter. Et là une lueur surgît. Un peuple fier qui a vécu l'oppression apparait. Au-delà des images de cartes postales le vrai visage d'Hawai se laisse approcher.  

Des gens qui luttent pour conserver leurs traditions. Pour préserver leur terres. 

Au-delà de la méfiance qu'inspire les militants à l'allure de Warriors il y a une communauté qui s'est fait dépouiller de ses terres et de sa culture dans un passé pas si lointain.  Leur vigilance est une question de survie.

C'est a travers la genereuse discussion avec une dame d'au moins 80 ans qui a travaillé comme servante pour la grande famille des Cook a qui on interdisait de parler Hawaïen comme pour tous les autres serviteurs qui nous explique qu'elle ne connait plus la langue comme plusieurs personnes de sa generation.  C'est cette même arriere grand mère qui nous explique toute la fierté qu'elle a maintenant que l'apprentissage et l'usage de la langue de ses ancetres est maintenant intégré au programme scolaire et que la majorité de la nouvelle génération maitrise.

C'est en voyant les familles reunies sur les plages avec leur nombreux enfants jouer avec leur père qui semble s' y fier de sa marmaille.  De ces mères qui discutent ensembles en gardant un oeil vigilant sur leur troupeau. 

C'est par le partage par le guide qui conduit notre randonnée dans la Vallée d'Halawa, de ses connaissances de la nature luxuriante et de l'utilisation des éléments de la forêt par ses ancêtres. C'est en nous conduisant vers les vestiges des sites religieux, du lieux réserver aux femmes pour libérer la vie, des autels, de la chute sacrée et de son étang. C'est en s'y baignant avec l'autorisation du dieu serpent qui accepte l'offrande en laissant flotter à la surface une feuille qui y est déposée par le guide. 

C'est par le salut de la main des conducteurs de pick-up que nous rencontrons, non pas parce qu'ils nous connaissent mais parce qu'il reconnaissance le vieux Toyata tercel 2004  de Amanda, la proprietaire de la compagnie de location locale et non pas des gens qui auraient louer de la multinationale Alamo rent a car.

C'est dans la confrontation agressive de Palmer, le Warrior, vite desarmorcée après une brève discussion et par sa reconnaissance implicite qu'il etait dans l'erreur et nous accepte, nous respecte en nous tendant volontairement une sincère poignée de main.

C'est par cette sympathique prestation musicale du vendredi à l'hôtel Molokai ou les joueurs de Yukulele se réunissent pour interpréter des airs du folklore locale. C'est lorsque l'on reconnaît le visage de ces perpétuateurs des traditions présents au marché du samedi et dans les vidéos d'archives des luttes menees contre l'envahissement des promoteurs immobiliers étrangers sur leur terres. 

C'est par l'esprit communautaire et fraternelle de toutes ces familles reunies qui règne dans les célébrations en l'honneur du Prince Kunio.

C'est en regardant vivre ces gens pour qui l'être est mille fois plus important que le paraître. 

Tout ceci etant dit en acceptant le fait que tout n'est pas blanc, tout n'est pas noir.  Qu'il y a et aura toujours une minorité parmi les minorités majoritaire pour ternir l'image de l'ensemble et profiter du système. 

Mon sejour a Hawaï est des plus satisfaisant.  J'ai l'impression d'avoir acquis une meilleur aptitude a comprendre les autres.

Par contre j'ai gardé ma tête de cochon qui aime bien avoir raison.  Rome ne s' est pas construit en un jour apres tout.



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Ho'okupu

Le  Ho'okupu est une offrande fait a une divinité, a un defunt,  a une cause noble.
En ce samedi 28 mars j'introduis ainsi  mon recit du jour parce que j'avais omis de decrire la cérémonie le jour de notre visite culturelle dans la Vallée d'Halawa ou Claire offrait un Ho'okupu.   Peut-etre pour un autre motif ... qui sait.

Premiere arret au marché du samedi de Kaunakakai.   Il y encore plus de vendeurs, plus de produits, plus d'animation que la semaine precedente. 
Un homme offre des noix de coco fraiches qu'il prépare avec sa machettes.  Une scene familière dans tous les destinations du sud mais quand même rafraîchissante,  aujourd'hui il fait chaud.

Puis nous nous rendons dans le village de Kualapuu ou il y a une fete communautaire pour celebrer la memoire du Prince Kunio.  Un autel en sa memoire est dressé devant sa photo.  Un Ho'okupu typique, une feuille de bananier nouée qui emballe une pierre de lave y a ete déposé.  La fete que j'esperais sympatique est plutôt essentiellement pour les gens de la communauté.  Nous ne sommes pas mal acceuillis mais pas vraiment a notre place dans cette fete.  Notre arret est bref.
De toute facon la destination principale du jour est Dixi Maru Beach.
La plage est belle, le sable acceuillant, les eaux de la baie pleines de poissons multicolores qui se laissent observer alors que nous effectuons notre sortie de snoorkeling.
Un peu de bronzage et retour dans les vagues pour se laisser glisser sur les planches de surf, moment agreable.
La journée tire a sa fin.  Mais avant de revenir pour souper un arret à la plage de Papohaku pour une mission speciale.  Cette plage, la plus grande de Hawaï est réputée pour etre dangereuse pour la baignade.  Les imprudents sont entrainés vers le large par de puissant courant et disparaissent à jamais.  C'est pour cette raison que nous nous retrouvons ici.  Non pas que nous souhaitons faire disparaître au large un des membres de notre voyage...quoique peut-etre suis-je imprudent en faisant cette affirmation,  je n'ai pas demandé l'avis aux autres avant d'ecrire cette phrase.
Nous avons donc une mission a accomplir.
Mettre a la mer une bouteille de verre que nous avons scellée et qui contient un message invitant celui qui la trouverait a nous contacter a un adresse courriel.  Un billet de un dollar US est bien en vue dans la bouteille pour attirer l'attention et l'intérêt de l'eventuel "decouvreur" 
Apres une breve cérémonie païenne Marc s' avance en bord de mer.  Il s' élance, il lance... au-dela de la deferlante.  La bouteille flotte, tangue, barbotte...oups une vague la repousse sur le rivage.  La mer n'est pas prěte a accepter ce corps étranger.
A mon tour maintenant.
Telle un lanceur du marteau Bulgare au jeux olympique je me concentre.  J'observe les mouvements de la mer, la frequence et l'intensité des vagues.  J'interiorise la cadence.  Je visualise la bouteille s' éloignant du rivage.  Toute mon energie est dirigée vers un seul objectif.  Je prends mon élan.  J'avance de quelques pas vers la puissante vague qui attaque la rive.  Je lance.  La vague me frappe.  Je tournoie.  Je perds un peu l'équilibre.   Je me sens tomber vers l'arriere.  Je me redresse.  Mes verres fumée ajustė a ma vue porté sur la tête suivent le mouvement inverse.  Tombe dans mon dos.  Tombe dans la masse d'eau se retirant de la rive entraînant dans sa fureur le Ho'okupu dû.  L'offrande involontaire est acceptée, la bouteille aussi nous quitte vers le large.
Qui sait dans quelques années,  voire peut-etre dans un autre vie, un courriel provenant d'un pays lointain annoncera qu'une bouteille mis a la mer a Hawaï en mars 2015 vient d'etre récupéré en même temps que la capture d'une pievre geantes portant d'etranges lunettes fumée.

Pourquoi ces histoires n'arrivent qu'à moi?

Sur le chemin du retour un arc-en-ciel traverse le ciel.  Heureux présage.  La journée a été magnifique encore une fois.  Le souper sera delicieux.

samedi 28 mars 2015

Les danseuses de Hula sont en villes

Vendredi 27 mars.  Comme depuis notre arrivée à Hawaï aujourd'hui le temps est beau. Un peu venteux mais pas trop. Un peu chaud mais pas trop. Un peu sec mais pas trop.
Ici le printemps est bien installé. 
La floraison des differente espèces est très présente. Les arbres se garnissent de plus en plus de leur nouveau feuillage vert tendre. 
L'idée que bientôt nous devrons revenir dans un climat moins clément m'effleure l'esprit. Je chasse rapidement ces idées noires. 
Nous profitons de l'avant-midi et du début de l'après-midi pour paresser à l'appartement et autour de la piscine.  
Soudain un spectacle de deux danseuses de Hula étrangère nous est offert dans la cour. Il  a un je ne sais quoi de pas tout à fait orthodoxe. Je ne saurais le décrire, seul la photo du moment peu rendre l'émotion étrange qui s'en dégage. 

Fin d'après-midi nous nous rendons au Thank God is Friday qui se tient de quatre à six à l'hôtel Molokai.  
Chaque vendredi un chanteur-guitariste locale accueille des joueurs de Yukulele pour une prestation d'airs Hawaïenne traditionnelle de Molokai et de quelques pièces populaire. Tous les joueurs de Yukulele de passages sur l'île sont bienvenues pour se joindre au groupe. 
L'atmosphère est bon enfant. Un membre du groupe, un homme d'une cinquantaine d'années exécute une danse  de Hula. A son origine, dans la tradition le Hula était dansé par les hommes.  En finale une "Wahine" accompagne d'un "Kane", son garçon d'environ 18 ans et d'une "Keki" sa fillette de 10 ans interprètent elles aussi un danse  de Hula avec grâce et générosité. 
Un bien sympathique spectacle que nous quittons non pas sans avoir saluer le patron de la place qui flash avec son allure de rockeur des années cinquante et ses grosses lunettes jaune fluo. Je me laisse prendre en photo à ses côtés alors même qu'il s'empresse d'effectuer une demande en mariage a Pauline en lui accrochant dans les cheveux une fleur de frangipanier fraîche. Tout un charmeur. 
A la sortie du bar quelques tables de vendeurs d'artisanats et de bijoux locaux.  Je n'entends pas laisser le Patrick Zabé  de service briser mon mariage. J'offre à Pauline un très beau collier de perles nacrées. 
Retour pour un autre excellent souper et une soirée de repos mérité. 

jeudi 26 mars 2015

Le mouvement perpétuel

Molokai est souvent ignoré par les voyageurs qui viennent à Hawaï car ils craignent de s'y ennuyer.  En ce jeudi 26 mars nous avons déjà 11 journées pleines d'activités et de découvertes de passés sur l'île.  Pas de temps mort. Il faut presque s'imposer une discipline pour s'arrêter. Nous n'avons pas encore eu le temps de sortir nos raquettes de tennis malgré les deux beaux courts à notre disposition. 
Ce matin nous prenons la direction de Mo'omomi recreationnel park. C'est le seul lieu public qui donne accès à la rive ouest de l'île. La route pour s'y rendre se termine par un deux miles de chemin de terre battue d'un ton rouge tachant. Des ornières plus grandes que les nids de poules des rues de Montréal parsèment l'itinéraire. Nous débouchons sur une côte sauvage flagellée par les vents puissants venant du large et les immenses vagues qui roulent et se brisent dans un bruit de tonnerre. Leurs dernières larmes inondent le sable fin des deux plages que nous parcourerons  lors de notre marche en ces lieux. Ici la baignade relèverait du suicide pur et simple. Nous marchons à la limite des eaux qui envahi et se retire du rivage dans un cadence incessante. Il est très agréable de sentir l'eau venir envahir le sable sous nos pas et nous y faire enfoncer un peu en se retirant. Un mouvement de vas et vient appaissant que l'on souhaiterait qu'il dure pour longtemps. Souvenir d'un autre temps!
La nature qui se révèle à nous est si belle et grandiose que l'on peut comprendre l'affiche qui proclame le slogan "Our lands In Our hands ".  Par ailleurs il est facile de ne pas se sentir aussi bienvenue  qu'on le souhaiterait tant les affiches se réclamant de la terre aux locaux sont nombreux. Les organismes touristiques officielles affirment que Molokai est la terre de l'accueil et de l'hospitalité de sa population. La réalité que nous voyons nous confronte régulièrement à une attitude revendicatrice et querrierre perpétuelle. 
Mais cela n'enlève rien à la beaté de l'île et a l'intérêt de la découvrir. 
Satisfait de notre promenade nous quittons le parc en direction du Molokai café. La machine a expresso est hors d'usage. Nous visitons un petit ensemble de boutiques qui se donne les allures de Factories alors qu'un seul commerce est ouvert, Chez Denise. Le magasin est très agréable et offre des articles de qualité. 
Nous y faisons l'achat de quelques souvenirs et cadeaux. 
Nous revenons vers l'appartement en faisant une halte à l'épicerie de Kaunakakai et une pause au Ice cream store Dave, la meilleure crème glacée d'Hawai. 



mercredi 25 mars 2015

L'Histoire d'un peuple! ... Our land...

Mercredi 25 mars c'est un peu moins tôt que les deux derniers matin que la journée debute. Ce n'est que pour neuf heure que nous avons rendez-vous avec Anakala Pilipo pour une randonnée culturelle vers la chute de la vallée d'Halawa. Le viel homme de 76 ans est née ici même dans cette luxuriante nature. Il a quitté son ile a l'age de 16 ans pour entreprendre une carrière dans les forces militaires.  Pendant sa carriere ses talents a favoriser le rapprochement des cultures différentes ont été mis à contribution. Aujourd'hui il se declare investi de la mission de transmettre la culture de sa communauté d' origine qui a ete decimée au fil du temps et des catastrophes naturelles.   Un tsunami a durement frappé le 1 avril 46 detruisant eglise, ecole, bureau de poste, presque toute la communauté.
De nombreuses revues et guides de voyages font état de son approche culturel du tourisme et du message de transmission de la connaissance ancestrale qu'il propage.
Son acceuil, au son émis par la conque, vêtu de ses vêtements traditionnelles et d'une couronne de feuillage vert sur la tête nous plonge rapidement dans l'esprit de cette première nation.
Nous le suivons sur un petit chemin de terre qui conduit à "son territoire", (Our land).  Il nous autorise a franchir une barrière portant plusieurs avis d'acces interdit.  A peine 100 pieds de marche, nous voyons un magnifique cerf d'environ 300 lbs arborant d'imposant bois qui s' enfuit dans le fourré. Il est suivi par une meute (app 10) pit-bull portant des colliers gps.  Ce sont ses chiens de chasse nous dit-il. Quelques autres pas sur le chemin et nous devons nous ecarter pour laisser passer un pick-up ou deux individus vêtus en habit camo se tiennent debout dans la boite.  A leur pied un cerf sanguignollant est étalé sur le plancher.  Ils sont fiers de leur capture.
Il n'y a aucun doute nous sommes en territoire d'une premiere nation.
C'est dans un petit patio attendant a sa maison qu'il nous raconte son histoire apres avoir completé l'acceuil par un don aux ancetres et une salutation de bienvenue s' apparrantant a un baiser esquimau.  Front contre front, nez contre nez noys acceuillons la vie en nous avec une grande inspiration.  C'est effectivement bien intéressant quoique nous decelons une legere tendance narcissique chez l'homme qui resume la vie de son peuple a l'importance du rôle qu'il a jouer tout au long de sa vie.  Il aborde d'ailleurs tres discrètement son implication dans un projet de développement immobilier d'un complexe touristique a l'allure de Las Vegas que les residents de l'ile ont rejeté avec vigueur.
Il faut croire que la perte de cette "job" qui devait etre payante l'a reconverti a l'ecotourisme remunerateur.
Cette perception que j'ai eu avec Pauline du personnage n'enleve rien à la qualité de l'expérience sauf qu'elle nous incite a la prudence avant de gober n'importe quelle histoire.
De toute facon c'est son gendre qui nous accompagne dans la randonnée en forêt de un mile et sept dixième aller simple jusqu'à la chute dont j'ai parlé il y a deux jours.
La forêt tropicale est d'une extrême beauté.   Notre guide interessant. Tantôt il nous explique la vegetation et son role pour l'humain, tantôt les vestiges de la communauté qui vivaient ici.  Là un muret de pierre ceinturant un autel ou les pêcheurs déposaient un offrande pour assurer le succès de leur saison, ici le site ou les femmes venaient accoucher au coeur d'un rocher en forme de vase, par là les pierres ceinturant la maison du chef de la communauté.
Tout est vraiment intéressant.
Apres avoir franchi deux rivieres et les huit mille neuf cent soixante seize pieds de sentier nous arrivons au site de la chute.  Plus de 500 pieds de haut, nous profitons d'une pause pour luncher et se baigner dans le bassin de 150 pieds de diametre a son pied.
Le retour de cette marche en sentier est tout aussi agreable et nous donne encore l'occasion de capter de mémorables photos.
Puis nous reprenons la route non pas sans s' arreter au mile 20, au lieu dit Murphy Beach, pour un peu de "Wading" c'est a dire une marche sur la plage les pieds dans l'eau deferlant sur le sable a la recherche de coraux et coquillages.
Décidément ce sejour Hawaïen est totalement agreable.

mardi 24 mars 2015

Où sont les baleines?

OLe soleil est chaud et agréable sur le bord de la piscine en cet après midi du 24 mars, c'est mardi. Nous profitons des chaises longues et d'occassionnelles saucettes dans l'eau rafraîchissante pour se laisser flotter comme des baleines à la dérives  
Depuis notre terrasse, depuis le tour de la piscine nous avons eu l'occasion d'observer a de nombreuses reprises ces mastodontes des mers, le plus gros mammifère de la planète, la baleine à bosse ou Humback Whàle, qui nous offrent le spectacle de sortir de l'eau a la verticale ou d'exécuter un habile ballet en exhibant leur immense nageoire latérale complètement au-dessus de la surface pour y replonger dans un splash qu'aucun membre du groupe de César et ses Romains n'aurait réussi à faire dans son bain. 
Même si ce spectacle unique se tient à près de dix milles de la rive nous voyons clairement la bête. 
Imaginez un instant ce que cela doit être a proximité. 
L'expectative d'observer ces danses de près est suffisante pour forcer notre réveil à cinq heure du matin malgré l'effort de la veille. 

Ce matin nous nous sommes embarqués  sur le Golden  Corail. Un bateau de trente huit pieds.  A bord avec nous une famille de Suisse, le pays. Il y a aussi Le Capitaine et Le Matelot.  Petite mise en garde ici, j'ai déjà fait le coup du parallèle avec "Les joyeux naufragés " dans un autre récit de voyage alors de grâce épargner moi les comparaisons faciles, c'est pas mon genre après tout...sic

La mer est calme à six heure quarante cinq. Pas de vent. Localiser les troupeaux qui sont nombreux à cette période de l'année devrait être facile.  Déjà quelques soufflent sont perceptibles au loin. Nous observons de près des femelles lactantes accompagnées de leur veaux. Quelques dos. Une femelle plus curieuse que d'autres vient même a s'approcher de nous et à passer sous notre embarcation. Nous distinguons clairement les masses de maman et bébé baleines à travers l'eau turquoise de cette magnifique mer hawaïenne. 
Mais ce sera les seuls observations du jour. Nous sommes déçus de ne pas avoir eu le spectacle auquel nous nous étions habitués à distance mais la vie marine sauvage n'est pas un spectacle  de Télé sur demande qui s'offre  selon l'horaire qui convient aux spectateurs
Nous avons tout de même profité d'une sympathique sortie en mer... et sommes de retour pour vous la conter. 

Il y a de quoi être heureux de la vie. 

L'apres midi autour de la piscine du condo nous permet de detentre nos muscles endoloris afin d'être prêt a affronter nos prochaines aventures 

Ce soir a defaut d'avoir vu sauter des baleines, nous sautons des crevettes fraiches locales.  Charnues à souhaits et préparer par la talentueuses Pauline aux poelons. 

Kalaupapa

Lundi matin le 23 le réveil est tôt. Ce matin nous nous rendons à Kalaupapa. La visite guidé débuté à dix heure sauf que Kalaupapa est une station de quarantaine isolée du reste de l'île par des falaises infranchissables qui se jettent dans la mer. Le bateau ou l'avion sont des options pour atteindre le lieu. L'autre voie pour y accéder est un sentier. D'une longueur de trois milles et un huitième il débute à mille six cent soixante quatre pieds d'altitude pour serpenter dans une série de vingt six virages en épingles taillés dans le flanc de la Pâli, c'est le mot utilisé par les habitants locaux pour désigner la falaise qui retranche ce lieu dans un "autre monde". Les nombreuses indications bien en vue avant le départ qui avise que marcher ce sentier " is extremly strenious " et que seul les randonneurs aguerris devraient s'y engager ne  nous décourage pas.  Pas plus la réalité que la plupart des gens qui font ce sentier l'emprunte à dos de mules dans le cadre d'une randonnée accompagnée.
C'est donc avec détermination, courage, et un peu d'insouciance qu'à sept heure du matin nous nous engageons dans la descente. Le paysage. Qui s'ouvre tantôt sur la mer, tantôt sur la péninsule, a l'occasion sur là falaise alors que les nombreux méandres nous exposent une fois a l'est, une fois a l'ouest dans une multitude de virage et contre-virage. 
Deux heures quinze minutes après notre départ nous atteignons la mer, altitude zéro. 

Nous sommes heureux de l'effort. 
Comme prévu le guide locale arrive pour dix heures. C'est à bord d'un vieux bus d'écoliers datant de 1983 que l'intructive visite se déroule. Ce lieu où les hawaïen et hawaïenne atteint de la lèpre venaient la plupart du temps pour mourrir dans l'abandon est magnifique. Quel paradoxe!
Si l'histoire de cette communauté de quarantaine suscite un certain intérêt pour vous je vous suggère fortement de lire le roman intitulé "Molokai".  Une histoire passionnante et rempli d'humanité qui prend ici en ce lieu forme et vie...

Visite captivante qui se termine vers deux heure et quart. Je ne sais pas si vous vous y avez pensé mais nous oui... Il est maintenant temps de passer de l'altitude zéro a l'altitude mille six cent soixante quatre.
C'est parti.  Un pas après l'autre, quelques pauses, des enjambées un peu allongées a l'occasion pour éviter les bouses que les mulets qui nous ont précédés n'ont pas hesité à laisser derrière leurs passages c'est deux heures trente plus tard que nous atteignons fièrement le sommet. 
Ce soir le sommeil viendra rapidement 

dimanche 22 mars 2015

Le Warrior

Dimanche matin la communauté de la Paroisse du Saint Père Damien se réunit dans la chapelle de Notre Dame des Sept Douleurs pour la celebration dominicale. L'assemblée d'environ cinquante personnes acceuille les visiteurs en leur demandant de se lever debout et de decliner nom et lieu de provenance.  Nous nous executons sans gene avec trois a quatre autres personnes provenant pour la majorité des iles environnantes. La célébration est simple.  C'est dans cette simplicité et dans cette acceuille d'ouverture que l'on comprend toute la ferveur que les gens de Molokai porte au Pere Damien.  Le pere Damien, d'origine belge, est venu a Molokai pour s' occuper du camp lepreux en l'année 1873. Il devait oeuvrer ici pour quelques mois comme ses confrères qui se relevaient régulièrement de cette mission.  Face a la misere et a la désorganisation qui regnait a cette epoque et a l'abandon "de ces indésirables misereux qu'étaient les lepreux" il decida de demeurer ici.  Il s' engagea, tel un combatant, a améliorer les conditions de vie des habitants malgré l'opposition de ceux qui dominaient dans l'anarchie régnante. Il reorganisa la vie civile et religieuse de la communauté de Kalaupapa,  ce site isolé de mise en quarantaine pour les personnes atteintes de la maladie de Hansen, la lèpre.   Il fit construire trois chapelle dont celle où nous trouvons aujourd'hui.  Apres 16 ans sur l'ile il y mourut apres un autre dure combat contre la lepre.   Le Pere Damien fut canonisé récemment, par Benoit XVI.  Demain nous visiterons le camp de quarantaine de Kalaupapa mais pour l'immediat le contact avec les gens de la communauté Catholique est agreable. 

De retour au condo nous profitons d'un delicieux petit dejeuner, crepes avec pommes caramélisées et mangue fraiche avant d'entreprendre une excursion vers la pointe a l'extrême Est de l'ile.  La route sinueuse qui y conduit est spectaculaire.  A flanc de cap, longeant la rive irrégulière de la mer, les différents points de vue qui s' offrent a nous sont imprenables.   Au detour d'un cap , lå oů la route passe entre deux rochers,  une dizaine de jeunes filles se jetent a la mer du haut d'un piton volcanique en prenant elle meme un selfie de leur exploit a l'aide d'une perche extensible qui tient leur iphone a distance de prise de vue.
La vallée d'Halawa est verdoyante. L'extrémité de la route se termine sur une baie qui s' ouvre sur d'immenses vagues venant du large ou d'habiles surfeurs chevauchent la mer, debout sur leur planche.
Nous lunchons sur la plage en observant la mer et sa beauté.
Rencontre inattendue de Pilipo Solatorio, un homme de 76 ans, gardien et propogateur de l'histoire et des traditions de l'ile.  Nous lui donnons rendez-vous ici même pour mercredi afin qu'il nous partage l'histoire de l'ile et nous guide a travers la foret tropicale jusqu'à la chute de Hipuapua haute de 500 pieds.  Je reparlerai de cette chute apres notre randonnée.   Mais selon ce que j'ai lu et vu sur Internet, le lieu est spectaculaire.   Le premier contact avec ce quasi sorcier vêtu du costume traditionnelle ressemblant a un guerrier est des plus positive et augure bien pour la suite des choses.

Nous faisons lentement le chemin du retour profitant des points de vue magnifiques pour faire des haltes photos.  Au detour d'une baie qui abrite le mouillage de quelques embarcations de pêcheurs nous nous arretons pour demander a une personne si elle peut nous referer a quelqu'un qui offre des excursions pour l'observation des baleines.  Alors qu'elle me refere a un capitaine du coin elle me fait remarquer une embarcation qui entre dans la baie.  Son propriétaire est un neveu du capitaine en question et accompagne occasionnellement celui-ci en mer, peut-etre sera-t-il mieux en mesure de m'informer, voire d'organiser notre sortie en mer pour les prochains jours.  Je l'attend.  Il amarre son bateau a une bouée a une cinquantaine de pieds de la rive en même temps que notre bon samaritain l'informe de notre demande.
C'est en gesticulant et en vociferant, "It's our land" et "we don't want that kind of tourist" qu'il sort rapidement de l'eau et se dirige d'un pas menacant vers moi.  En voyant Marc la camera a la main il redirige son agressivité vers lui en hurlant "As-tu pris des photos de moi, de ma famille, tu n'as pas le droit".  Marc lui montre l'ecran de sa camera, aucune photo de lui ni du lieu ou nous venons d'arriver n'a encore ete prise.  Voyant qu'il ne peut pas utiliser ce pretexte pour créer un affrontement il nous questionne sur les motifs de notre présence ici.  Dans la carrure physique puissante de l'homme qui nous apostrophe,  dans l'attitude et le discour guerrier qu'il entretient je crois pour un instant reconnaître Lasagne.
Notre calme et notre flegme le desarconne un peu.  Avons nous le choix de rester calme? 
Puis il reconnait notre auto de location.  C'est avec une compagnie locale que nous avons fait affaire et non avec la multinationale, Alamo.  Je connais la propriétaire de cette compagnie dit-il mais il ne réussit pas a se souvenir de son nom.  Amanda lui dis-je.  Oui c'est ca répond-t-il en baissant son agressivité d'un autre cran.  Puis il comprend à notre accent que nous ne sommes pas Americains.  Pauline se joint a nous en lui expliquant nos origines quebecoises.  Nous partageons avec lui notre combat pour la preservation de notre culture distincte.
Nous ne sommes plus des vilains touristes.  Il s' excuse de s' etre emporté.   Il se presente, Palmer, et nous tends la main.  Nous nous presentons a notre tour.  L'atmosphere tantôt électrique est maintenant paisible.  C'est un peu penaud qu'il nous quitte, conscient sans aucun doute d'avoir ete un peu trop prompt.
Je n'oserais pas dire que je me suis fait un nouvel ami aujourd'hui quoique si j'ai a affronter une autre situation tendue lors de notre sejour sur l'ile de Molokai je n'hesiterai pas a proclamer "Palmer is my friend".  Je suis convaincu que plusieurs tremblent lorsque son nom est prononcé ici.  Pour l'excursion en mer nous croyons qu'il est mieux de ne pas insister pour aller avec lui, le risque de finir l'expedition en mer et de devenir une composante de la chaine alimentaire me semblerait trop grand.  Nous nous tournerons vers les fournisseurs de service des grandes multinationale,  la garantie de retour risque d'etre meilleure.

Comme a chaque fois ou nous cuisinons nous meme la journée se termine par un bon repas.

Demain grosse journée,  randonnée sur le sentier de la falaise qui mène à Kalaupapa.

samedi 21 mars 2015

Petit poisson deviendra...vivant

Samedi 21 c'est jour de marché au village. Le centre ville de Kaunakakai est occupé par les quelques producteurs et artisans locaux auquel se greffent les immanquables vendeurs de cochonneries qui sont présents dans tous les marchés aux puces de la terre.  
Des les premiers pas devant la rangée de tables des vendeurs un mi-artisan, mi-amuseur publique, mi-mendiant est assis au sol ou il fabrique à partir de feuilles de cocotiers des chapeaux, paniers et autres petits objets intrigants. Conscient de l'intérêt qu'on lui porte il offre un tressage en forme de petit poisson coralliens. Tout heureux du don qu'il reçoit dans le panier qui trône devant lui il s'empresse d'exécuter en directe un deuxième poisson tressé a même les feuilles de palmes qu'il refends et tourne et retourne habilement. Surstimulé par le bill US qui se retrouve dans son panier il entreprend de réaliser un petit casse tête de feuilles imbriquées les unes dans les autres et me met au défi de les dénouer.  Il est vraiment habile. Je réussi après quelques efforts à démêler le montage mais je dois m'avouer vaincu lorsqu'il me propose de le renouer.  Une petite rencontre sympathique.  
Les légumes du marché sont correctes mais comme dans les marchés de chez nous vendus à deux fois le prix correcte. Quelques achats, il faut bien encourager les locaux puis nous complétons nos emplettes a l'épicerie. 
Début après-midi nous décidons de profiter de la marée montante pour nous rendre à Murphy Beach pour faire du snoorkelling. La plage est belle et accueillante. La plongée très agréable. Le fond marin est couvert de coraux colorés où se dissimulent oursins et petits poissons exotiques qui ne sont pas de pailles mais bien vivant sous nos yeux. Quelques poissons plus gros mais rien d'inquiétant. Une séance de plongée sous-marine plutôt agréable. 

C'est un agréable souper pizza préparé par le chef "Marco" qui couronne cette journée très agréable. 

Jour de plein d'énergie

Petit train train quotidien. Voila ce qui decrit les activités de ce vendredi 20 mars.  Aujourd'hui nous devons nous rendre a l'agence de location pour effectuer un changement de véhicule.  Nous avons un peu de difficulté à trouver le bureau de location.  Pauline sort demander le chemin a un chauffeur de corbillard qui tout heureux d'avoir pour une fois la compagnie d'une personne qui parle insiste pour l'accompagner a destination.   Bien que le charme suranné du vieux corbillard des années cinquante opere son charme sur Pauline elle est plutôt heureuse que ce soit a la marche que son nouveau copain l'accompagne plutot que bien étendue dans la partie arriere du vénérable vehicule antique.    Ce n'est pas une si profonde detente que nous recherchons.

Vers 11h00 ,dans le village de Kaunakakai,  petite tournée des boutiques et échoppes du village. Quelques souvenirs viendront s'ajouter dans nos bagages. Un detour par la boulangerie pour y chercher un bon pain.  La miche de pain que cette boucherie produit est delicieuse. La mie est moelleuse et savoureuse a souhait. 

Retour au condo d'ou nous reussissons, non pas sans difficulté,  a etablir quelques communications par skype et autres application avec la famille.  La vitesse de connexion Internet est suffisante pour la plupart de utilisations courantes mais un peu lente pour les echanges vocaux et videos.  Nous aurons encore plus d'occasions pour partager nos impressions a notre retour.

Apres midi de detente avant de nous rendre a un spectacle de musique vers 17h30 a l'hotel Molokai.  Le spectacle debutait a 16h00, nous arrivons pour la fin.  Le spectacle de danse est terminée,  trois pieces musicales et c'est fini.  Nous nous reprendrons la semaine prochaine.

Nous décidons de profiter de cette sortie de fin de journée pour nous rendre au parc Royal Coconut Grove, une plantation de pres de mille cocotiers qui ont ete plantés par le roi Kamehamena V en 1860.  C'est un site de choix pour observer le coucher de soleil. 

Retour au condo pour un bon repas du soir. 

Finalement une journée plutot calme en activité mais combien reposante.  Cette pause nous permettra d'aborder les prochains jours avec un plein d'énergie. 

vendredi 20 mars 2015

Dixie Maru Beach

A la pointe ouest de l'ile, là où la route se termine se trouve la plage de Dixie Maru.  C'est notre destination prevue en ce jeudi 19 mars.
Mais avant d'atteindre le site nous effectuons un arret au Molokai Ranch.  Un village de style western a ete aménagé par l' entreprise qui a exploité un elevage de boeuf sur l'ile et aménagé un hotel de luxe maintenant a l' abandon.  Le village est maintenant plutot délabré mais le coeur de la petite communauté composé du marchand general, du bureau de poste et d'un atelier de fabrication de cerf - volant jumellé a une boutique d'art indonesien a conservé un certain charme.  Nous faisons l'acquisation d'une charmante et voluptueuse figurine hawaïenne dansante.  Un souvenir incontournable a rager a cote d'une tour effiel de trois pouces de haut et de la statue de la liberté.
Dixie Maru Beach est vraiment agreable.   La baie protege des vagues que le vent projetent sur le rivage.  L'endroit est propice au lezardage, à la baignade et au snoorkeling.   Nous pouvons observer de tres beaux poissons dans l'eau et des charmantes petites familles hawaïennes sur la rive.  Le spectacle de quatre enfants qui s' enfouissent dans le sable jusqu'au cou est plutôt sympathique.   Pauline prend la pose avec eux.
C'est gavé de soleil et de beaux souvenirs que nous quittons la plage pour nous rendre sur la plage voisine de Papohaku Beach, la plus longue et large plage de tout l'archipel de Hawaï.
Le sable est fin, la plage est réellement tres grande et belle.   Par ailleurs la baignade est dangereuse et pas recommandé.   Les courants forts peuvent entrainer les baigneurs imprudents vers le large ou ils deviennent, sous la dent des poissons carnivores,  un simple chainon de la chaîne alimentaire.  Tres peu pour moi.

Ce soir le repas est excellent.  Nous en avions besoin apres cette tres belle journée remplie de soleil et de beaux moments.

Apres cette decouverte de Dixie Maru Beach, demain la vie nous attends.

mercredi 18 mars 2015

Rien ne vas comme prevu!

Mercredi 18 mars.  Hier nous avons terminé la journée en explorant la rive de Murphy Beach ou nous prevoyions aller passer la journée pour faire du snoorkeling et de la plage.

Ce matin nous ne nous levons pas tres tard. Nous sommes en pleine forme.  N'en deplaisse aux critiqueux sur les sites de commentaires de voyageur la presence des coqs, qu'il est vrai, chantent la nuit, n'est pas derangeante du tout.  Un son de plus qui se melange aux chants des Cardinales et aux bruits doux de la mer.  Le charme d' un lieu paissible loin du vacarme des sites touristiques souvent surpeuplés.

Donc debut de matin paisible.  Un kayakiste revient du large avec son equipement de pêche.  Il lave son équipement avant de la ranger.  Je vais a sa recontre et entreprend "innocemment" une discussion avec lui.
Petite interuption dans mon récit pour reconnaître que quand il est temps d'etre un peu "innocent" je suis capable de me surpasser.   Mais revenons au récit.
Au large il a vu de nombreuses tortues, a péché quelques poissons et a profité de la mer calme matinale.
Alors que je lui demande "innocemment" ou je pourrais loué un kawak pour la journée il m' offre spontanement son deuxième kawak double avec les vestes.  L'offre est acceptée dis-je. 
Changement de plan, nous ne partons pas pour Murphy Beach mais en kawak de mer. 
Vraiment magnifique la vue des montagnes volcaniques et des coulées de laves que nous avons a partir du large.  Combien paissible ce pagayage que tantôt avec Marc, tantôt avec Pauline.

Apres ce délicieux moment nous decidons de partir pour la plage.  Pas celle initialement prevue mais plutot a l'extrémité complètement opposé de l'ile. La profondeur et la variété de poissons a observer serait meilleur selon les conseils de notre gentils voisins nous ayant prêté le kawak.  Direction Dixie Maru Beach.

Chemin faisant une petite halte dans un bureau de poste bien typique de l'ile.  Je vous en reparlerai plus tard.  La postiere est d'une gentilesse extrême. Le contact avec les gens locaux est comme nous avions lu dans les commentaires.  Chaleureux et pas pressé inutilement. L'experience humaine est agreable.

Puis nous decidons de nous rendre a la boutique de la plantation de café de l'ile le temps d'une pause lunch.  Le café de l'ile a grande reputation et un prix au kilo à l'avenant. Son gout, trop doux et moelleux pour  nos habitudes ne nous renverse pas.  Mais il fallait essayer et ce ne fut pas désagréable.

Ce detour nous a conduit a moins de quatre milles du point d'observation du haut de la falaise de Kalaupapa, le site de quarantaine des personnes atteint de la lepres jusqu'au milieu du siecle précédent. Je reparlerai sûrement de ce site lorsque nous le visiterons mais maintenant c'est du haut des 1 500 pieds de la falaise qui isole cette péninsule que nous observons le site.  La plus haute falaise au monde se jetant directement dans la mer.  Le site est spectaculaire. 
Nous prenons ensuite une petite randonnée vers le site religieux de phallic rock.  Un rocher a la forme que vous devinez.  C'est un lieu sacré pour les habitants de l'île en age de procréer.

La journée est suffisamment avance pour que nous remettions les activités a la plage un autre jour.  Surtout que ce soir nous avons un souper hawaïen avec musique et danse de cedulé. A l'occasion de l'assemblée générale annuelle du des co-propriétaires  du complexe. L'activite promet d 'etre animée.

L'atmosphere promi est au rendez-vous.  Le debut de la soirée est surprenante pour des quebecois comme nous qui ont subit les agression incessante des disciples de la laïcité extremiste pronée par des politiciens en mal de popularité.  
Selon la tradition Hawaïenne toutes les personnes presentes forment une chaine de prière en se tenant la main.  Le leader du groupe de musique entonne alors une priere a la gloire de la mer, du soleil, des dieux et déesses,  à la memoire des ancetres ainsi qu'un action de grace a la nature et aux personnes qui nous offrent la nourriture que nous allons partager ...amen...et la musique commence. 
Le repas typiquement Hawaïen est surprenant. Pas particulièrement appétissant ni bon comme nourriture. Mais c'est une experience de plus d'accomplie.
Suit la presentation des danses interprétées par des Vahines.  La beauté des mouvements graciles executés par les danseuses et la spiritualité qui s' en degage sont directement proportionnelles à la masse corporelle des executantes.  Nous sommes loin des maigrichones danseuses au cache seins en noix de coco mais le spectacle est vraiment interessant.  L'agreable soirée se termine par des rythmes qui entraînent Claire et Marc sur la piste de danse.

Finalement rien ne passe comme prevue, nous n'aurons pas été la plage aujourd'hui.  Peut-etre demain...ou...

Le jour ou les poules ont eu des dents

Ce mardi 17 mars n'est pas un jour comme les autres.  Ce matin je me reveille au son du chant du coq. La nuit a été réparatrice. Nous avions grandement besoin de ce sommeil apres la dure journée de transport de hier. 

La derniere portion du vol de Honolulu à Molokai s' est bien deroulée. Le vol a bord du petit bi-moteur ATR-42 n'a durée que 25 minutes.  A l'arrivée l'auto de location nous attendait sagement dans le stationnement. Un autre 25 a 30 minutes pour arriver au condo où conformément aux dispositions prévues nous prenons possession des clefs dans le casier a combinaison pres de la porte. 
Tout est impeccable et conforme à ce que nous avions vu sur Internet.  Le sejour sera agréable. 

Au matin nous entreprenons la decouverte de aménagementsent immediat. La piscine, les amenagements paysagers, les chaises longues en bord de mer, rien ne déçoit. 

De hauts cocotiers, des Hibuscus geants en fleurs, des magnolias magnifiques, des bananiers chargés de fruits entourent la propriété.   Soudain un gros oiseau semble surgir de nulle part pour venir se poser 100 metres devant nous. J'ai pas la berlue ma foi mais c'est un coq qui se dandine devant nous quelques instants avant de reprendre son envol au-dessus de la cime des arbres. J'ai bien vu, c'est un coq, le male de la poule. 
A ce que j'ai toujours su les poules et son fidèle male de service ne volent pas. Alors la question se pose presque instantanément dans ma tête. Si les coqs volent ici Pourquoi les poules n'auraient-elles pas de dents?  

Je disposerai des prochains jours pour debusquer l'oiseau rare et peut-etre vous rapporter une photo de la bête que nous sommes si nombreux a attendre. 

Nous occupons le reste de la journée a la decouverte des plages environnantes et a faire quelques provisions pour les prochains jours. 

Mais l'occupation principale de ce jour ensoleillé qui celebre le Lepraucheau reste la quete d'une photo de l'oiseau rare. 

mardi 17 mars 2015

Décidément çà commence bien.

Ça ne pouvait pas être autrement!!!

Lundi 16 mars, le jour du départ de n'importe quel voyage est toujours empreint d'une certaine fébrilité.

Serons nous à temps à l'aéroport? L'enregistrement des bagages se passera-il sans problème? Devrons nous se dévêtir pour le passage du contrôle de sécurité aérienne? Pour un départ de Montréal vers les États Unis s'ajoute le contrôle des douaniers Américains équipés de grands gants en caoutchouc?
En ce lundi matin du 16 mars tout va bien malgré la neIge qui tombe sur la piste. Nous sommes à temps pour l'heure prévue pour l'embarquement du premier vol qui nous conduira à Chicago. Pas de temps a perdre, le délai entre notre arrivée à Chicago et notre vol qui suit pour Honolulu est d'a peine une heure. C'est serré. Il faudra faire vite.  Donc nous sommes prêts.

Montreal 06h00 heures, l'embarquement cedule pour 05h45 n'est pas encore débuté. Les hauts parleurs nasillards de l'aérogare nous apprennent , dans un anglais à peine compréhensif suivi de traduction en Français qui n'aurait assurément pas plu à PKP, que le vol est retardé. Ils ne savent pas où est l'équipage .

Dans ma tête je me mets à fredonner une version modifiée de "L'incendie à Rio". Qu`est qu`on a fait des "tuyaux".... de l"equipage....lancer la grande echelle, pas de panique il nous les faut...la...la....la...la...la..la...

06h15 heure prévue du décollage. On pas encore trouvée la grande échelle. Au pire nous passerons une journée d'escale à Chicago, au mieux la compagnie aérienne nous ré-routera sur d'autres vols pour atteindre notre destination.
06h30 L'équipage arrive. Il reste à faire l'embarquement et les vérifications d'usage avant le départ.
07h20 l'avion roule enfin sur la piste, avec 1h10 de retard. . Si on décolle maintenant il nous restera moins dix minutes pour faire notre correspondance à l'aéroport de Chicago réputée pour être parmi les plus grandes et les plus mêlante aux mondes.

L'avion roule donc sur la piste...puis c'est l'arrêt pour l'opération dégivrage. Là certain vont croire que j'aurais pu commencer à m'énerver!
Pa,,a..as du tout! J'ai simplement profité de la pause pour haïr encore plus ce long hiver qui ne finit plus et apprécier que .... peut-être,,,, je serai à Hawaï tôt au tard.

Il est passé sept heure trente quand enfin nous nous envolons. Mathématiquement parlant nous manquerons notre correspondance. À bord de l'appareil nous apprenons qu'il sera possible de raccourcir un peu la durée du vol. L'agente de bord nous garantie rien, elle nous donne les indications pour contacter le service à la clientèle si nous manquons le prochain vol et nous assure quel favorisera notre sortie rapide de l'avion si nous arrivons à temps.

À Chicago nous sortons de l'avion d'un pas décidé.
Le kilomètre et demi de corridors qui sépare notre porte d'arrivée de notre porte de départ est franchie dans un temps record.
C'est l'occasion de mesurer notre forme physique. Pas si pire pour des pas aussi jeunes que çà.
Marc avait bien étudié le plan de l'aéroport au préalable. En ce moment c'est fort utile, pas le temps de niaiser. Les indications sont claires et précises contrairement à ce que j'avais lu.
Nous arrivons à la porte d'embarquement alors qu'il ne reste que quelques passagers à "boarder".
Sommes toutes il s'agit de la meilleure correspondance de vol qu'il soit possible de faire. Pas de perte de temps en attente inutile.

Dans un délai aussi court les bagages auront ils eu le temps de suivre? Je m'en fou. Nous finirons bien par les voir arrivés un jour et puis qui a vraiment besoin de vêtements à Hawaï. Deux noix de coco et une jupe d'osier feront l'affaire.

C'est bien calmement survolant le Pacifique que je rédige cette petite note relatant nos premières émotions matinale.

Décidément çà commence bien.


Envoyé de mon iPod

dimanche 15 mars 2015

La pré-tempête de la St-Patrick

Dimanche matin 15 mars.

Nous sommes à moins de 24 heures de notre départ.

Tout est blanc ce matin à Beloeil.  C’est probablement la pré-tempête de la St-Patrick.

Ce n’est pas pour écœurer personne mais…

Cliquez sur ce lien pour mettre un peu de baume sur cet hiver qui ne finit plus…









mardi 10 mars 2015

La grosse valise

La plupart du temps nous nous faisons un devoir de limiter nos bagages de voyage à une valise de format cabine par personne.

Même en voyageant "léger" nous avons toujours quelques objets que nous avons transporté inutilement tout au long de nos déplacements.

Aujourd'hui nous venons de bouclé une première valise.  

Une grosse valise!

À la limite de la dimension et du poids maximum pour un bagage enregistre et pourtant elle ne contient aucun vêtement, aucun objet de toilette, rien d'essentiel au sens commun du terme.  

Une pleine valise d'articles de sport et de plein air.  

Palmes, masques, tubas.  Bâtons de marche, Chaussures de randonnée,  Serviettes de plage. Raquette de tennis.  Balles de golf.  Chaussons de marche dans l'eau.  Coussins de randonnée, barres tendres.  Il reste qu'a y inclure une veste de sécurité pour la plongée en apnée.

Nous nous promettons de profiter pleinement de la nature exceptionnelle de Moloka'i. 


lundi 9 mars 2015

En attendant de découvrir sur place à chacun sa vision d'Hawaï

Que nous vient-il en tête lorsque l'on imagine Hawaï?

Les années soixante nous ont offert les scènes du film Blue Hawaï dans lesquels nous pouvons voir un Elvis Presley qui chantonne une complainte d'aaaammmouur,,,,


Après ce visionnement il y a de quoi s'ennuyer de notre Elvis Gratton National.

Les années quatre vingt nous ont bien préparé à une immersion dans la culture Hawaïenne dans des scènes inspirantes d'un grands classiques Québécois.



À la même époque un policier légendaire nous entraînait dans cascades et des prouesses se déroulant dans des paysages paradisiaques.  Son habileté au tir et sa perspicacité à résoudre les pires crimes ne laissaient personne indifférent.




Plus contemporain,  en 2005, le groupe Les Trois Accords nous offrait cette vision...à peine renouvelée...mais tout aussi empreint d'une profondeur anthropologique propice à mieux nous faire connaitre cette culture lointaine.





Finalement en 2014 James Blunt, un chanteur que nous aimons bien a tourné le  videoclip de sa chanson "Postcards"  à Hawaï





Si vous avez eu le courage de visionner tous ces vidéos il ne vous reste qu'à décider à quel personnage vous vous identifiez le plus?

Moi mon choix est fait...et je vous le dit pas.

dimanche 8 mars 2015

Une aventure exotique nous attends

Aloha!

Déjà en novembre nous songions à notre prochain voyage que nous voulions réaliser en février ou mars.  Nous avions l'idée d'aller vers une destination qui nous offrirait un répit de  l'hiver.  Nous avons fait plusieurs recherches pour trouver un condo en Floride, le long du golfe du Mexique sans vraiment parvenir à trouver un endroit coup de cœur qui justifiait les tarifs exorbitants pour les propriétés localisées en bord de mer.

Tranquillement, au grès des furetages sur Internet, l'idée de voyager plus vers l'Ouest a fait son bout de chemin.

Le climat et l'attrait de l'exotisme de l'archipel d’Hawaï  nous a incité a réorienter notre réflexion vers cette destination.

En décembre le voyage prenait de plus en plus forme dans notre tête.  Il restait à préciser nos dates pour réserver les billets d'avions..

Un imprévu nous a conduit à reporter le projet.

Début février l'hiver particulièrement rigoureux et insoutenable qu s'acharne à nous geler et nous ensevelir sous la neige qui tombe de façon incessante nous convainc que nous devrions mettre notre projet a exécution dans les plus bref délai.

Mi-février, le 14, alors que nous discutons du projet avec Marc et Claire, Marc trouve sur le site web de Homelydays.com l'annonce d'un condo de rêve de deux chambres sur l'ile de Moloka'i.

(Pour les curieux cliquez sur le lien qui suit pour visiter le condo)
http://www.vrbo.com/504276

De façon spontanée l'aventure les tentent eux aussi.

Le temps de jeter sur papier un budget réaliste pour ce voyage, condo, avions, location d'auto, la décision est prise.

Quelques échanges de courriels, deux, trois appels téléphonique, trois jours plus tard, le 17, le contrat de location était signé, le chèque posté pour un séjour du 16 au 30 mars 2015.  Les vols d'avions confirmés avec United Air Lines.  Nous partirons de Montréal avec un escale à Chicago puis Honolulu et enfin un dernier vol d'une trentaine de minutes dans un petit appareil  pour Moloka'i.
Le 22, moins d'une semaine  plus tard, l'auto de location pour le séjour était confirmé.  Tout est bouclé.

Nous passerons ces 14 jours sous le doux soleil d'Hawaî.

Les journées qui nous séparent du départ sont consacrées à d'innombrables lecture sur Internet à la recherche d'informations sur les services et les activités qui seront disponibles sur place.  Plus nous cherchons et plus Marc et Claire cherchent de leur coté plus nous trouvons que nous n'aurons pas le temps de nous ennuyer.  À ce que l'on lit c'est une destination où la nature est à l'honneur.

Moloka'i est une petite île de 35 milles de long par 10 milles de large.  Elle est surmontée par un volcan de plus de 4 000 pieds d'altitude,   De nombreuses plages propices à la baignade et au snorkeling (plongée en apnée)  bordent les rivages.  La plus longue plage de sable de tout Hawaï.  Des hautes falaises qui se terminent en bord de mer.  Un sentier abrupte à flanc de montagne  permettant d'atteindre une ancienne colonie d'isolement pour les lépreux.  Une haute cascade féerique que l'on peut joindre après une randonnée en forêt au cours de laquelle il faut franchir des rivières et où il est possible de se baigner dans le bassin à son pied... en compagnie des dieux et monstres marins légendaires.  Des profondes vallées verdoyantes au cœur de d'une forêt tropicale.

Les habitants permanents de l’île, au nombre de 7 000 sont majoritairement pour la protection de leur lieux de vie et contre le développement des gros complexes hôteliers.  À ce que l'on dit ils tiennent à leur style de vie traditionnel tout en étant accueillant pour les visiteurs qui ne se comportent pas en envahisseurs.

Contrairement aux plus grosses iles de l'archipel où les grandes bannières hôtelières du monde occupent les bords de mer avec de hauts complexes de béton Moloka'i est ancrée dans le passé.  On dit qu'un séjour a Moloka'i est un retour cinquante ans à l’arrière du développement immobilier qui a envahi Hawaï.  À Moloka'i il n'y a aucun feux de circulation.  Cette ile est un lieu de contact avec la culture et l'âme profonde Hawaïenne.   Selon la légende hawaïenne Laka, déesse du hula, a donné naissance à la danse du hula sur l'île de Molokai, à un endroit très sacré dans Ka'ana.

À ne pas confondre avec les danses plus modernes et caricaturales que nous offrent certains amateurs.



Mais tout çà c'est ce que l'on peut lire dans les guides et sur Internet.  Notre aventure qui commence bientôt nous permettra de témoigner de la réalité de l'ile, de l’accueil que nous réservera ses habitants et ...des rêves que nous y vivront.

Une aventure que nous partagerons à quatre.

Si vous êtes curieux suivez-nous dans cette aventure sur le blog.  N'hésitez pas à nous transmettre vos commentaires.

Malaho