dimanche 29 mars 2015

Le vrai visage Hawaïen

Dimanche 29 mars c'est la dernière journée complète de ce voyage. Demain à 13h20 nous quitterons l'île. 

Dans l'immédiat profitons du moment présent.  Dans une version Hawaïenne des recettes pompettes, en suivant une recette inspirée par Pauline, j'execute en compagnie de Claire une delicieuse casserole inspiré du "touski".  Surprenant et delicieux.  Si une photo vaut mille mots je vous laisse le soin de porter votre jugement en consultant l'album du voyage.

Puis detente sur le bord et dans la piscine.

Le seul projet de planifié pour cette journée est d'essayer la pizzeria de Kaunakakai pour le repas du soir. 
Selon certaines informations glannées sur Internet il s'agirait semble-t-îl de la meilleure pizza de tout l'archipel. 
Mais si je me fie à ce que j'ai goûté de la cuisine locale être le meilleur ici n'est pas assurément un gage d'être bon. 
Ceux qui suivent mes récits de voyage savent que la découverte et l'expérimentation des différences culinaires des pays que je visite m' intéresse beaucoup. Ici à Hawaï la bouffe n'a rien d'intéressant. C'est ailleurs que la magie opère. 

La culture Hawaïenne , les traditions ancestrales, l'âme que ce peuple reconquiert sont si riches et pleins de saveurs que la cuisine peut être reléguée au second, même mieux au dernier plan bien après la beauté naturelle de ce territoire. Ce sont ces gens des premières nations la vraie richesse, la vraie beauté. 

Durant mon séjour je crois avoir réussi à accéder un peu à la compréhension de ces personnes. 

Il faut mettre en retrait nos préjugés face aux nations autochtones pour se laisser atteindre. Il faut leur parler, Il faut les écouter. Et là une lueur surgît. Un peuple fier qui a vécu l'oppression apparait. Au-delà des images de cartes postales le vrai visage d'Hawai se laisse approcher.  

Des gens qui luttent pour conserver leurs traditions. Pour préserver leur terres. 

Au-delà de la méfiance qu'inspire les militants à l'allure de Warriors il y a une communauté qui s'est fait dépouiller de ses terres et de sa culture dans un passé pas si lointain.  Leur vigilance est une question de survie.

C'est a travers la genereuse discussion avec une dame d'au moins 80 ans qui a travaillé comme servante pour la grande famille des Cook a qui on interdisait de parler Hawaïen comme pour tous les autres serviteurs qui nous explique qu'elle ne connait plus la langue comme plusieurs personnes de sa generation.  C'est cette même arriere grand mère qui nous explique toute la fierté qu'elle a maintenant que l'apprentissage et l'usage de la langue de ses ancetres est maintenant intégré au programme scolaire et que la majorité de la nouvelle génération maitrise.

C'est en voyant les familles reunies sur les plages avec leur nombreux enfants jouer avec leur père qui semble s' y fier de sa marmaille.  De ces mères qui discutent ensembles en gardant un oeil vigilant sur leur troupeau. 

C'est par le partage par le guide qui conduit notre randonnée dans la Vallée d'Halawa, de ses connaissances de la nature luxuriante et de l'utilisation des éléments de la forêt par ses ancêtres. C'est en nous conduisant vers les vestiges des sites religieux, du lieux réserver aux femmes pour libérer la vie, des autels, de la chute sacrée et de son étang. C'est en s'y baignant avec l'autorisation du dieu serpent qui accepte l'offrande en laissant flotter à la surface une feuille qui y est déposée par le guide. 

C'est par le salut de la main des conducteurs de pick-up que nous rencontrons, non pas parce qu'ils nous connaissent mais parce qu'il reconnaissance le vieux Toyata tercel 2004  de Amanda, la proprietaire de la compagnie de location locale et non pas des gens qui auraient louer de la multinationale Alamo rent a car.

C'est dans la confrontation agressive de Palmer, le Warrior, vite desarmorcée après une brève discussion et par sa reconnaissance implicite qu'il etait dans l'erreur et nous accepte, nous respecte en nous tendant volontairement une sincère poignée de main.

C'est par cette sympathique prestation musicale du vendredi à l'hôtel Molokai ou les joueurs de Yukulele se réunissent pour interpréter des airs du folklore locale. C'est lorsque l'on reconnaît le visage de ces perpétuateurs des traditions présents au marché du samedi et dans les vidéos d'archives des luttes menees contre l'envahissement des promoteurs immobiliers étrangers sur leur terres. 

C'est par l'esprit communautaire et fraternelle de toutes ces familles reunies qui règne dans les célébrations en l'honneur du Prince Kunio.

C'est en regardant vivre ces gens pour qui l'être est mille fois plus important que le paraître. 

Tout ceci etant dit en acceptant le fait que tout n'est pas blanc, tout n'est pas noir.  Qu'il y a et aura toujours une minorité parmi les minorités majoritaire pour ternir l'image de l'ensemble et profiter du système. 

Mon sejour a Hawaï est des plus satisfaisant.  J'ai l'impression d'avoir acquis une meilleur aptitude a comprendre les autres.

Par contre j'ai gardé ma tête de cochon qui aime bien avoir raison.  Rome ne s' est pas construit en un jour apres tout.



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